21 novembre 2007
La porte du labo entrouverte
L'Eternité n'a pas créée que les Bubbles.
Elle a, au fond de son atelier, une panoplies de pantins.
Des créations de tristesse, de mélancolie.
Sans s'expliquer pourquoi, elle ne s'en débarasse pas.
Attachement sentimental ?Peut être bien que oui.


13 novembre 2007
La vérité est-elle ici ?
Les Bubbles avaient collecté bien des hallucinogènes.
Le Premier Ancien, celui qui devait apporter la solution de leur existence,
était en pérmanence entouré de fumée extasiante,
euphorisante et stimulante.
Tellement qu'il n'était plus vraiment parmis eux.
Sa barbe poussait sans relâche et personne ne la coupait.
On disait que la Vérité se prendrait les pieds dedans et qu'ainsi,
l'Ancien pourrait la révéler au monde entier.
Par contre, les cheveux, c'est important.
Les Bubbles n'étant pas dotés de paupières,
ils deviennent vite gênants, irritants.
Tant y est qu'un jour, l'Ancien, dans son vol planné interstéllaire,
eu une chance de tout les diables.
Il croisa L'Eternité.
Pas toute entière, juste une incarnation.
Un avatar. Un bout quoi.
Elle lui sourit et lui souffla à l'oreille une des clées de la Vérité.
Immédiatement, l'Ancien entâma la chute vers la Réalité.
Il savait quelque chose d'important ! Enfin !
Mais dans sa célérité toute lumineuse,
il heurta de plein fouet ses limites physique et sentit la fin venir.
Il leur dit alors ceci :
*Le Vrai Chemin est... Maracas ! Ou 42, ou espoir, ou ... Couic*
Les Bubbles mirent un temps phénoménal à comprendre.
Après des jours, ils abandonnèrent l'idée de voir l'Ancien se reveiller.
Il lui offrirent des funérailles sur un air de Maracas.
La Vérité selon le regrétté Premier Mort.
L'Eternité, les regardant d'en haut, souriait, et l'Ancien à ses côtés riait.
Mais lui, c'était à cause de la fumée.
Remise à neuf sans fautes

*Arreter de dormir pour arreter les mauvais rêves.
Les vivre.*
12 novembre 2007
On Strike

E. dit un jour d'une voix forte et tonitruante :
Suite à un mouvement syndical, nos services sont indisponibles.
Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée.

05 novembre 2007
La Nature est mal faite
L'Eternité avait voulu que les Bubbles puissent réfléchir.
Ferme dans son intention de réaliser une oeuvre parfaite,
ou à peu près,
elle ne leur permit pas de se voiler la face.
Trop bien, même.

*C'est difficile de dormir sans paupières*
Alors, sans pouvoir fermer leurs yeux,
les Bubbles durent trouver d'autres refuges pour s'évader.
Le silence et l'ininterêt étaient le refuge de certains.
*Des fois, oui, des fois, je ne sais que dire.
Je trouve ce silence très intéréssant, parce que c'est un
instant de reflexion pur et tranquile.
Comme cette minute.*
Alors que d'autres avaient trouvé une voie plus...
étonnante.
*Je chante dans mon cerveau...
JE SUIS BIEN ! VRAIMENT !
Moi non !
Papa ?
Moi aussi
iot et ?*
Mais la plus grande découverte fût faites pas deux Bubbles.
Dans leur rapprochement corporel, ils s'unirent sentimentalement.
Enfin, l'un le fit.
L'amour était né.
Et ses affres avec.
L'Eternité pleura.
30 octobre 2007
Parce qu'un peuple sans sexe, c'est fade.
Les Bubbles, bien loin de savoir ce qu'ils étaient,
devaient composer avec des éléments totalement inconnus.
Le monde était alors hivernal.
Aussi naturel que cela est chez les Humains,
d'autres choses sur une planète lointaine,
les Bubbles se rapprochèrent pour se donner chaud.
*Les câlins gratuits sont tellement agréables !*
**Je n'ai pas dit que les miens étaient gratuits...**
Et, évidement, toute activité mene à une conséquence.
L'accouplement était.
Et tout ses problèmes aussi.
L'Eternité avait prévu cela et, craignant la surpopulation,
elle mit en route le système de sécurité prévu à cet effet.
A chaque naissance, un Bubble se métamorphosait brutalement.
Ainsi naquit le premier Ancien.
*Ecoutes toujours tes ancêtres ! Et donne moi ce p**ain de vin...*
Le premier Ancien marqua un tournant décisif.
Il avait la sagesse pour diriger son peuple,
pour les guider sur la voie de la compréhension de leur existence.
Ainsi, les Bubbles se lancèrent dans la production massive d'alcool et autres psychotropes permettant la stimulation neuronale.
Ou tout du moins qui en donnait l'illusion.
25 octobre 2007
Chacun son chemin
Les Bubbles, nouveaux nés, ne savaient que faire de leurs journées.
Enfin, journées, c'est un grand mot.
L'Eternité n'avait pas encore tout fini.
Il manquait une chose à ses dernières créations :
Une raison de vivre.
E. leur fit alors un cadeau merveilleux.
Elle leur a donné la possibilité de choisir d'eux même, chacun, la raison de leur existence, voire de leur inexistence pour ceux qui seraient mauvais joueurs.
Certains diraient que c'est conceptuels.
Mais, en un sens, l'Eternité qui fait joujou avec la Création est
loin d'être d'une banalité absolue et totale.
Tant y est qu'ils furent mis au courant.
Alors ils se tournèrent l'esprit dans tout les sens à la recherche
d'un angle d'accomplissement qui leur plairait.
C'est ainsi qu'on vit des éléments étonnants au milieu de leur communauté.
Leur vie était entre leur mains.
Sympa, cette E. non ?
En plus, il a pas de nombril...

C'est une chose rare, chez les Bubbles, d'être heureux.
Qu'est-il arrivé à celui ci pour qu'il soit si bien ?
L'Eternité s'est penchée sur le sujet.
C'est tout de même sa création.
La recherche ne fut pas bien longue.
Le Bubble avait croisé plus triste que lui.
Un congénère si triste qu'il a dressé sa propre camisole.
La déprime.
Il y a de quoi remonter le moral
d'être bègue au pays des muets.
24 octobre 2007
Au commencement...
Au commencement, il n'y avait rien.
Puis, un jour, l'Eternité prit son courage à deux concepts et, lassée de jouer au Solitaire Cosmique, commença une ébauche.
Le premier jour, elle créa un Bubble.
Et celui ci ouvrit sa bouche, de son corps inachevé,
pour lancer les premiers mots qui fussent.

L'Eternité fut doublement vexé.
Non seulement sa création ne cause pas la France,
mais elle a le caractère d'un Français.
Depuis ce jour, l'Eternité ne communiquait plus avec ses créations.
Elle les avait bloquées sur la Messagerie Sidérale Natale.
De plus, elle refusa de finir le Premier.
Ainsi naquirent les Bubbles.
Sans bras ni jambe, ils tentent de combler l'air de leur corps par des pensées,
des rêves, des envies, des sentiments.
"Voyez, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Puissent-ils avoir faim."
Un vieux bouquin signé "E."
et dédicacé "A ma maman"